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"Fablehaven", l'oeuvre littéraire de Brandon Mull, est loin d'être banale. L'aventure de Kendra et de Seth, frères et soeurs, débute lorsqu'ils sont amenés à passer un bout de temps chez leurs grands-parents paternels, qu'ils connaissent à peine. Tout va alors se dérouler très vite, et nos deux héros vont découvrir que le monde qu'ils connaissaient est en fait une piètre image de ce qu'il se passe réellement autour d'eux.
"Fablehaven" est un livre où la fantaisie vient se mêler à l'ordinaire et qui nous tient en haleine dès les premières pages. L'écriture soignée de Brandon et son implacable sens de la cohérence n'influence pas du tout la facilité de lecture. Chaque page est empreinte d'action et l'ironie caractéristique qu'un frère a envers sa soeur nous identifie aux personnages. Au fil des livres (cinq en tout), le caractère des héros se dévoile peu à peu, on a presque l'impression qu'ils existent vraiment. Un jour, peut-être, je les croiserai en rue après avoir pensé très fort à eux...
Traduit de l'américain par Marie-José Lamorlette, Pocket Jeunesse, 5 volumes, de 8.10 à 9.40 € par volume
L'avis d'Edith:
Europe, 1870. En France, Eulalie déclenche un incendie et fuit ; à Paris, Gisèle se réfugie chez une des premières femmes médecins ; au pays de Galles, Eddie suit les pas d'un grand reporter ; en Russie, Evgueni s'échappe du bagne. Les quatre sont jeunes, ont peur, sont courageux. Sont seuls aussi. Et leurs quatre chemins vont peu à peu se rapprocher pour en faire plus que des amis, des camarades.
Nous sommes en 1870, mais le roman de Shaïne Cassim ne parle pas de la Commune de Paris. Il parle d'une époque pleine d'idéaux, d'insubordination, de voyages romanesques, d'écrits imprimés, de discours enflammés... Mais il est avant tout le roman d'apprentissage de quatre adolescents avec dans l’œil une flamme sauvage et dans le cœur un désir profond d'amitié.
L'avis d'Edith:
Iouri Bouïda nous plonge dans la Russie d'un petit village perdu, Tchoudov. Au milieu d'un tourbillon gelé d'Histoire et d'histoires, un pivot: Ida Smoïro, la mouette au sang bleu. Petite fille, colombe ratée, Ida est obnubilée par le théâtre. Jeune femme, elle brille à Moscou dans le rôle de la mouette de Tchekov. Vieille dame, au bout d'une vite pleine de dérapages, Ida est la dignité incarnée. « Le bonheur ça fait grossir ».
On passe du présent au passé, en bondissant d'époque en époque, et remontant plus loin encore pour aller gratter les légendes, on croise cent personnages captivants. Un univers romanesque et fascinant, entre Kusturica et Gabriel Garcia Marquez.
Un "Cent ans de solitude" russe!
L'avis d'Edith:
Corbeau arrive dans leur vie quelques jours après sa mort à elle, leur femme et maman. Corbeau est légèrement puant, extraordinairement grossier, facilement violent mais dévoué à sa mission. Et qu'ils le veuillent ou non, il compte bien les aider, lui et les garçons.
Une histoire de deuil à plusieurs voix, courte, tendre et absurde, où Corbeau prend toute la place qu'il peut pour en laisser moins à la douleur. Une tristesse qui surgit, qui repart. Sincère et juste, un conte bouleversant et pourtant drôle.
L'avis d'Edith:
« Il y a beaucoup de choses que Léo ne peut pas faire. 1) Lire un courrier. 2) Lire les pancartes à l'usine ce qui lui éviterait de passer sous un rouleau compresseur. 3) Remplir sa feuille d'impôts. 4) Faire ses courses sans acheter toujours la même chose en raison des prix sur les emballages (...) ».
5) Mettre des mots sur ce qu'il y a en lui.
On n'a pas idée de tout ce que c'est d'être illettré. Cécile Ladjali en donne un aperçu à travers Léo, sa prison quotidienne de signes incompréhensibles et son cœur tout mélangé.
Simple et direct, droit au but et au cœur, « Illettré » ne prend pas de détours.