Herboriser avec George Sand, c’est plonger dans un bain de vivant, de lumière et d’émerveillement.
Dans ce petit texte adressé à une amie avec qui elle partage le goût des fleurs sauvages autant que des idées politiques, George Sand entrouvre les pages de son herbier et laisse fleurs et herbes la guider parmi ses souvenirs. Si l’herbier peut sembler n’être qu’une collection de squelettes, c’est là pourtant que se dépose la joie des heures passées à battre la campagne, à choisir et préparer les fleurs. Là encore que revivent les amis disparus, les souvenirs d’un été, les parfums emmêlés qui sont « comme l’expression de la vie prise dans son ensemble ».
Pour George Sand, dont les questionnements écologistes sont étonnamment modernes, l’herbier est surtout un manifeste, une façon d’affirmer son rapport au monde : « C’est le passage d’une vie humaine à travers la nature, c’est le voyage enchanté d’une âme aimante dans le monde aimé de la création ».
Accompagnés des images délicates et gracieuses de Louise Collet, les mots de George Sand gagnent encore en sensualité : Un herbier est une délicieuse invitation à (re)découvrir son œuvre!
Éditions Reliefs, préface de Martine Reid et llustrations de Louise Collet, 14.90 €




