L'avis d'Adrien :
C’est le mois des Rita à l’école des loisirs !
Le hasard du calendrier fait que deux très chouettes publications de mars de cette maison d’édition portent dans leur titre le prénom Rita.
Les deux petites héroïnes sont brunes aux grands yeux, se ressemblent un peu mais n’ont pas les mêmes tracas.
La protagoniste de Simona Ciraolo ne se sent pas aussi parfaite que sa meilleure amie Rita. Quand toutes deux décident de dessiner un rhododendron, celui de Rita est parfait, celui de la narratrice semble contenir une tache. A partir de là, l’amie de Rita ne voit que ça, et sur ses vêtements, une tache, des taches qui l’empêchent de se concentrer, d’avancer, de parler. Heureusement, bien vite, elle va observer que les taches sont partout, pas seulement sur elle mais sur les autres et que ces taches ne sont pas des imperfections mais des particularités heureuses. Le changement de paradigme s’opère, ce qui peut sembler être des imperfections, rend la vie plus intéressante, plus belle.
Dans l’autre album, notre Rita, comme le dit le titre, s’ennuie. Elle baille, elle agite les bras, s’étire de tout son long, chante, chante en baillant, pense aux gens qui s’ennuient et qui baillent eux aussi, imagine leur nombre et finit par s’envoler avec eux. Ils atterrissent sur une île déserte, font des sculptures, montent un groupe, trouvent un trésor… Autant vous dire que quand on appelle Rita parce que la table est mise, le dîner est prêt, elle a d’autres chats à fouetter car, elle s’en rend bien compte : elle s’amuse énormément.

Sainte Rita arrange toutes les causes, même les plus désespérées, et nous offre deux pépites !
>> « Ça n’arriverait jamais à Rita » de Simona Ciraolo, traduit de l’anglais par Maurice Lomrée, Pastel / Ecole des loisirs, 15 €

>> « Rita s’ennuie » de Felicita Sala, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Claire Billaud, Kaléidoscope / Ecole des loisirs, 14 €