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Trois livres où la vérité sort de la bouche des enfants...

moi jean gabinquand je serai grande - keunvie devant soi

D'une part, Goliarda (racontée par elle-même) et la petite héroïne sans nom d'Irmgard Keun, deux petits filles libres,

indomptables et subversives; d' autre part, Momo, le fils de prostituée de Romain Gary.

Les trois partagent franc-parler, grand cœur et humour indéniable sous des apparences candides. Trois livres aux voix d'enfants sans filtre, trois romans d'enfants sauvages, libres chacun à leur manière. Trois regards jouissifs pleins de bon sens sur notre monde adulte.

 

« Moi, Jean Gabin » est l'enfance de Goliarda Sapienza racontée par elle-même et publiée parmi les nombreux trésors des éditions du Tripode. Goliarda veut être Jean Gabin. Parce que comme lui, elle est voleur du riche et bienfaiteur du pauvre et « toujours en dehors de tous les pouvoirs établis ». La petite Goliarda, libre comme l'air dans une famille révolutionnaire en ce début des années 1930, se balade dans les rues de Catane et met le monde à l'épreuve de sa morale d'acier et de son cœur enflammé. Un petit roman savoureux et jouissif. On y découvre avec délice l'enfance libertaire de cette grand écrivaine, et on rêve un peu d'avoir eu la même, entre parole d'honneur et amours siciliens.

 

Dans « Quand je serai grande, je changerai tout », publié dans le belle collection « Infidèles » d'Agone, Irmgard Keun nous offre une petite fille déchainée au bon sens décapant. Dans l'Allemagne de la Première Guerre mondiale, son héroïne enchaine bêtises et révolutions au désespoir de son entourage adulte petit-bourgeois. L'auteure, dont les livres ont été interdits et qui a elle-même fui l'Allemagne en 1933, critique à travers cet autre contexte politique l'Allemagne nazie de son époque.

 

Le troisième ne se présente plus. « La vie devant soi » de Romain Gary, alias Emile Ajar, est un chef d'œuvre. Dans sa galère quotidienne pourtant pleine d'amour, Momo parle comme il pense, pense comme il vit, droit au but et droit au coeur.